La maison aux secrets, Catherine Robertson

La maison aux secrets, Catherine Robertson

la maison aux secrets

Depuis que le petit garçon d’April Turner a été tué par une voiture, la jeune femme ne vit plus. Cela fait cinq ans qu’elle s’est écartée de tout ce qu’elle aime, et de tous ceux qui l’aiment, et entend bien continuer son existence ainsi. Lorsqu’une lettre lui arrive de la part d’un notaire anglais, l’informant qu’elle est l’héritière d’une propriété abandonnée en Angleterre, Empyrean, la jeune femme tente de résister. Mais le mystère entourant cet héritage est intrigant, et elle décide de quitter temporairement la Nouvelle-Zélande pour le vieux continent, où elle va rencontrer des habitants étonnants : Oran, musicien qui reste loyal à sa femme infidèle ; Jack, qui vit dans les bois avec son chien ; et Sunny, dite Lady Day, qui approche des 90 ans mais qui est bien plus énergique que ceux qui ont la moitié de son âge. Sunny avait connu Empyrean lors de son âge d’or, et son histoire rend le passé encore plus vivant. Mais April sera-t-elle prête à renoncer à ses principes pour, enfin, revivre à nouveau ?

Mon avis

La maison aux secrets est typiquement le genre de livres estampillé Charleston : une histoire qui alterne entre passé et présent, des secrets de famille, de l’évasion… Et avec moi, c’est une recette qui marche à chaque fois ou presque ! (Spoiler alert : ça a très bien fonctionné avec celui-ci 😉 )

Dans ce roman, on rencontre April, une jeune femme qui ne cesse de se punir du décès accidentel de son fils, survenu quelques années plus tôt. Entre le poids de sa tristesse et celui de sa culpabilité, on se rend vite compte qu’elle n’est pas prête à tourner la page, ni à essayer d’aller mieux. Jusqu’au moment où elle entre en possession d’un héritage inattendu : une demeure en ruines, qui va la conduire sur les traces de lointains parents tout en la confrontant au moment présent.

Si j’ai été séduite par les personnages secondaires – la lumineuse Sunny, Edward et Oran entre autres – c’est vraiment le pouvoir évocateur de la plume de Catherine Robertson qui m’a conquise. Que ce soit dans le passé ou le présent, on suit avec intérêt les histoires entremêlées de nos personnages qui traversent bien des épreuves.

Le côté légèrement surnaturel (voire ésotérique ?) m’a peu parlé, en revanche je confirme que ce roman offre une belle leçon de vie, ainsi que des considérations intéressantes et extrêmement touchantes sur la mort, le deuil et la résilience. Le récit est un peu longuet par moments, un peu prévisible aussi… mais il se laisse lire avec grand, grand plaisir. Une réussite en somme !

Ma note : 4/5

 

La maison aux secrets de Catherine Robertson, Éditions Charleston, 416 pages, 22,50 €.

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